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Il faut diminuer la pression fiscale et sociale sur les entreprises…

Rubrique: » 19 août, 2009 »

A l’heure où des mouvements sociaux se font entendre aussi bien par les salariés de Continental décidés à occuper la sous-préfecture de Compiègne, ceux de Michelin ayant pris en otage leurs directeurs d’usine, ceux de New FABRIS menaçant de faire exploser leur usine de Châtellerault, le gouvernement a pu se rendre à l’évidence que les centrales syndicales ne veulent pas de ces mesures négociées destinées à favoriser leur reconversion (contrat de transition professionnelle, aide personnalisée au reclassement…) qui, on le sait, ne mènent qu’à peu d’espoirs.

Qu’on ne les y trompe pas, les salariés ne seraient susceptibles de se résigner à leur sort (licenciement économique) qu’en contrepartie d’une indemnité.

Puisque les usines mettent la clé sous la porte, laissant leurs salariés démunis, le gouvernement n’a pas d’autre choix que de répéter de vaines promesses en vertu desquelles il faudrait relancer la productivité et permettre ainsi à la France de maintenir sur son territoire des usines compétitives.

C’est dans le secteur automobile notamment que les effets de la crise se font connaître.

Or c’est évidemment par la baisse de la pression fiscale sur les entreprises que l’on pourrait parvenir à une relance.

Au lieu de s’interroger sur la création de nouveaux impôts comme la taxe carbone, qui serait un impôt franco-français auquel les autres Etats européens ne seraient pas assujettis, ce qui n’aura d’autre effet que de pénaliser encore davantage ce secteur déjà bien endommagé, le gouvernement se doit de prendre en considération que les entreprises françaises productrices de richesses sont aujourd’hui soumises à plus de 80 impôts et taxes différents et que le secteur de l’industrie et de la recherche verse chaque année 810 millions d’euros à ce titre.

Le Figaro nous renseigne que les prélèvements fiscaux et sociaux des sociétés françaises représentent 14,8 % de la richesse nationale (PIB) en 2007 ce qui fait de la France l’un des pays européens les plus pénalisant pour les entreprises.

Ce constat est inquiétant car il ne milite pas en faveur du développement du tissu industriel en France et les mouvements sociaux actuels pourraient, à la rentrée, dégénérer en mouvement populaire plus général…

Ronit ANTEBI
Avocat

Source : Le Figaro.fr

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