Contrefaçon et billets de banque : lancement du nouveau billet de 10€

Mardi 23 septembre 2014, la Banque centrale européenne a introduit de nouveaux billets de 10 € dans le marché européen, principalement en France où ces coupures sont très utilisées.

Après l’insertion de nouveaux billets de 5€ en 2013 qui avaient suscité quelques interrogations quant à leur authenticité, en 2014 ce sont 4,5 milliards de billets de 10€ qui ont été imprimés, dans le but de lutter contre la contrefaçon.

Le directeur général de la fabrication des billets à la Banque de France considère que « ce concentré de technologie fait de ce billet l’un des plus sécurisés au monde ». Si le billet de 10€ était l’un des moins contrefaits (1 billet contrefait pour 65 000), sa nouvelle image s’inscrit dans un projet de sécurisation des toutes les coupures, afin de réduire au maximum les risques de contrefaçon.

Les billets de 20€ et de 50€ devraient suivre la tendance dans les mois à venir.

Amélie JOURDAN, Juriste

Source : www.20minutes.fr : « Cinq choses à savoir sur le nouveau billet de 10 euros », le 23.09.14, Céline BOFF

L’Écosse restera britannique

Les urnes ont fini par mettre fin au suspense. A la question « l’Écosse doit-elle être un pays indépendant ? »,  le « non » l’emporte avec 55,42% des voix, face à 44,58% pour le « oui » dans le cadre du référendum qui aura donné bien des sueurs froides à l’Angleterre.

En réalité, une victoire du « oui » aurait entraîné un véritable bouleversement constitutionnel pour le Royaume-Uni et d’innombrables conséquences au niveau politique comme économique.

Si l’Écosse dispose de son propre Parlement depuis 1998, habilité à voter les lois relatives au développement économique ou à l’éducation et disposant d’un pouvoir plus relatif en matière d’impôt sur le revenu, les grandes orientations du pays restent de la compétence du Royaume-Uni. La question de la place qu’aurait pu occuper l’Écosse dans l’Union européenne demeurera pour l’instant sans réponse.

Sur le plan économique, Londres aurait perdu la quasi-totalité de ses ressources en pétrole et technologiques. L’Écosse, en revanche, aurait pu prétendre à être la 14e économie européenne, devant le Royaume-Uni.

Malgré la victoire nette du « non », la question d’une plus grande autonomie en faveur de l’Écosse semble relancée et l’on peut s’attendre à des mesures dans ce sens dans les mois ou les années à venir. Le Premier ministre britannique a ainsi promis des pouvoirs élargis à l’Écosse, mais également au Pays de Galles et à l’Irlande.

Charlotte MARTINEAU, Juriste

Source : www.lemonde.fr : « L’Écosse ne sera pas indépendante », le 19.09.2014.

La caution logement : l’État vient en aide à tous les étudiants !

Depuis 2006, la caution locative étudiante (dite « CLE ») a été mise en place dans la région d’Aquitaine. En 2013-2014, ce sont quatre autres régions (Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur) qui ont testé le dispositif permettant aux étudiants de moins de 28 ans de bénéficier d’une garantie de l’État.

Les étudiants issus de familles monoparentales, étrangers ou jeunes isolés ont pu être dispensés du paiement de la caution de leur logement grâce à ce dispositif. En outre, en cas d’impossibilité de payer son loyer, le propriétaire est assuré de percevoir son dû grâce à un Fonds de garantie.

La rentrée 2014 marque un tournant puisque lundi 8 septembre 2014, le gouvernement a annoncé que la « CLE » était étendue à tous les étudiants de moins de 28 ans, « qui n’ont pas de garants, quels que soient leurs revenus, leur situation familiale, leur nationalité ».

La question du financement d’un tel projet se pose. Il s’agit d’un financement quadripartite où l’État et la Caisse des dépôts s’engagent à verser 600 000€, les régions partenaires 100 000€ chacune, ainsi que les étudiants bénéficiant de la « CLE », qui devront verser une cotisation mensuelle équivalente à 1,5% de leur loyer.

Attention, si la caution locative est accessible à tous les étudiants, elle ne l’est pas pour tous les logements. En effet, l’État a prévu un plafonnement des loyers qui n’est pas le même selon le lieu d’habitation de l’étudiant. À titre d’exemple, un étudiant de moins de 28 ans résidant sur Paris ne pourra prétendre à la « CLE » que si le loyer de son logement est de 700€ maximum.

Si pour la rentrée 2014-2015, il est à craindre que la mesure ait été annoncée trop tardivement, et que la quasi-totalité des étudiants auront déjà trouvé un logement, elle devrait produire ses effets à la rentrée 2015-2016.

A suivre sur le même thème : Dirigeants, attention à l’acte de cautionnement : faites appel à un avocat

Grève à Air France : que refusent les pilotes ?

La grève à Air France est au cœur de l’actualité ces derniers jours, mais connaissez-vous les raisons de l’affrontement entre Alexandre De Juniac, PDG d’Air France KLM et les pilotes ? Avocats PICOVSCHI vous informe sur ce point.

Le PDG d’Air France KLM a créé une filiale « low-cost », Transavia, afin de concurrencer Ryanair et EasyJet sur le territoire européen. Si c’est une bonne nouvelle pour les voyageurs en termes de prix des billets, les pilotes ne l’ont pas entendu de la même oreille.

En effet, les heures de vol annuelles devant être effectuées par les pilotes d’Air France sont comprises entre 500 et 600 heures, tandis que sur Transavia, elles seront de 700 à 750 heures. Le PDG souligne à cet égard « on est loin du maximum de 900 heures autorisées en Europe ».

Outre les conditions de travail divergentes, la rémunération des pilotes reste plus avantageuse cher Air France que chez sa filiale.

Le PDG apporte une réponse à ces différences : « Air France a accumulé au fil des années des avantages qui font que ses coûts et ses conditions d’exploitation sont bien supérieurs à ceux de Transavia. Il n’est donc pas possible d’aller travailler chez Transavia aux conditions d’Air France, sauf à tuer Transavia ».

Afin de favoriser le développement de Transavia, Air France propose à ses co-pilotes ayant été lésés par les difficultés économiques de la compagnie, de devenir commandant de bord chez Transavia, aux conditions de la filiale « low cost » tout en leur offrant la possibilité de revenir chez Air France quand ils le souhaitent en conservant leur nouveau statut.

La grève va-t-elle se poursuivre ou les pilotes et la direction arriveront à trouver une solution ? Affaire à suivre.

Amélie JOURDAN, Juriste

Sources : www.lavoixdunord.fr : « Air France : pourquoi les pilotes font-ils grève ? », le 15.09.14 Juliette MOREL ; www.challenges.fr : « Grève des pilotes d’Air France : pourquoi le PDG ne cèdera pas », le 15.09.14, Pierre KUPFERMAN

Le député Thomas Thévenoud dans le collimateur du Fisc et de la classe politique

Il est difficile de ne pas voir dans l’ombre du député Thomas Thévenoud celle de Jérôme Cahuzac. Ancien secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, M. Thévenoud a été exclu du gouvernement pour avoir omis ou tardé d’envoyer ses déclarations d’impôt, faits que l’administration fiscale considère comme « frauduleux ».

En effet, un défaut de déclaration s’inscrit comme une fraude fiscale, consistant en le fait d’échapper  ou de tenter d’échapper à l’impôt par tout moyen. Il peut ainsi aussi bien s’agir d’une omission complète de déclaration, que d’une dissimulation volontaire d’une partie de son patrimoine par exemple.

Thomas Thévenoud assure s’être acquitté de la somme de 41 000 euros en septembre 2014, au titre de l’impôt 2013, après une procédure de contrôle fiscal de la part de l’administration. Il échappe ainsi à l’engagement de poursuites pénales à son encontre, faisant encourir à l’auteur de l’infraction une peine maximum de cinq ans d’emprisonnement. Le député n’était pas à son coup d’essai puisqu’il avait déjà réglé son impôt pour 2012 avec pénalités, dans le cadre d’un précédent contrôle fiscal.

Sous la pression depuis quelques jours, Thomas Thévenoud est poussé par ses pairs à présenter sa démission de son siège de député. La démission est en effet la seule solution pour qu’il quitte l’Assemblée Nationale, à moins d’une procédure judiciaire visant à le rendre inéligible.

 Charlotte MARTINEAU, Juriste

Source : www.lefigaro.fr : « Affaire Thévenoud : seule la justice peut contraindre un député à démissionner », le 11.09.2014 par Marion JOSEPH.

Les données personnelles : GDF Suez contraint de les communiquer à ses concurrents

Si au cours de ces derniers mois, Orange ou encore eBay avaient été victimes de piratage des données personnelles de leurs clients, pour GDF Suez il en est autrement. En effet, c’est l’Autorité de la Concurrence qui a annoncé mardi 9 septembre avoir contraint GDF Suez à communiquer son fichier clients à ses concurrents tels que Direct Energie, EDF, ENI, Lampiris…dans un souci de respect de la concurrence.

Cette décision a été prise suite à la saisine de l’Autorité de la Concurrence par Direct Energie le 14 avril 2014. Direct Energie considérait que les pratiques de GDF Suez, principal héritier du monopole public Gaz de France, portaient à confusion pour les consommateurs qui pouvaient penser qu’il s’agissait d’un service public. En outre, Direct Energie reprochait également à GDF Suez un usage abusif de ses fichiers clients, ainsi qu’un comportement anti concurrentiel par le dénigrement de ses concurrents et le couplage des offres.

Ainsi, l’Autorité de la Concurrence « très préoccupée par la situation concurrentielle sur le marché du gaz », a décidé que le 3 novembre 2014, les clients industriels pourront accéder aux informations relatives aux clients de GDF Suez, tandis que pour les clients particuliers ce sera à partir du 15 décembre 2014. Ces derniers auront donc le temps de s’opposer à la transmission de leurs données s’il le souhaite.

Amélie JOURDAN, Juriste

Source : www.lemonde.fr : « Gaz : GDF Suez doit ouvrir son fichier clients à ses concurrents », le 09.09.14, Jean-Michel BEZAT

Les œuvres d’art au secours de la faillite de la ville de Detroit !

La ville de Detroit a été contrainte de proposer un plan de redressement à la justice américaine pour sortir de la faillite. L’administrateur nommé par l’Etat en 2013 avait alors avancé l’idée de vendre la collection éclectique du Detroit Institute of Arts comprenant des œuvres de l’art islamique, africain, chinois, Indiens d’Amérique, ainsi que certains chefs d’œuvres des grands Maîtres européens tels que Bruegel l’Ancien, Rembrandt, Van Gogh, Matisse, Cézanne, Diego Riviera, Mark Rothko

En juillet 2014, la collection a été estimé par la société Artvest Partners à 850 millions de dollars soit 656 millions d’euros. Cependant, la société Art Capital, spécialisée dans les prêts garantis par des œuvres d’art, a proposé une autre alternative à la fin de l’été : elle prêterait 3 milliards de dollars (soit 2,3 milliards d’euros) à la ville de Detroit contre l’hypothèque de la collection du musée. Art Capital a quant à elle évaluer la collection à 8,1 milliards de dollars soit 6,1 milliards d’euros, considérant contrairement à Artvest Partners, que les ventes de prestigieuses œuvres étaient toujours bien accueillies.

La ville de Detroit a proposé au juge uniquement le projet qu’elle entreprendrait avec Artvest Parteners qui prévoit également une clause dite « the Grand Bargain », où 800 millions de dollars seraient levés, ce qui selon la ville de Detroit permettrait de payer les pensions de retraite des habitants de la ville, tout en préservant les œuvres du musée en les mettant sous la responsabilité d’une association indépendante.

Ce projet ne fait pas l’unanimité, certains considérant qu’il est contraire au principe d’égalité de traitement des créditeurs. En effet, si ce projet était mis en place, l’argent perçu par la vente des œuvres serait uniquement reversé aux retraités, au détriment de d’autres personnes lésées elles aussi par la situation de la ville de Detroit.

Ce sera donc à la justice américaine de se prononcer, affaire à suivre… !

Amélie JOURDAN, Juriste

Source : www.lemonde.fr : « Les œuvres d’art de Detroit hypothéquées contre 3 milliards de dollars ? », le 29.08.14, Emmanuelle JARDONNET

Modification de la loi ALUR : de nouvelles mesures pour la rentrée !

Alors que la loi ALUR n’a que quelques semaines, le premier Ministre, Manuel VALLS, vient d’annoncer ce vendredi 29 août plusieurs mesures visant à assouplir partiellement cette nouvelle loi. Ainsi le premier ministre, accompagné de Mme PINEL et de Mme ROYAL, respectivement ministre du logement et ministre de l’énergie, a présenté ces nouveaux aménagements lors d’une conférence de presse à Matignon.

La première mesure vise à relancer la construction de logement. Elle prévoit que les terrains à bâtir, cédés d’ici fin 2015, bénéficieront d’un abattement fiscal exceptionnel de 30% sur les plus-values.

Les conditions du dispositif fiscal « DUFLOT » ont été également assouplies, puisque désormais les investisseurs achetant un logement neuf pourront louer ce bien à un ascendant ou à un descendant pour une durée de 3, 6 ou 9 ans, contrairement aux 9 années obligatoires actuellement.

Par ailleurs, Manuel VALLS a annoncé que l’encadrement des loyers serait limité à la ville de Paris dans un premier temps, alors qu’il s’agissait d’une des principales avancées apportées par la loi ALUR.

Prenant à cœur les difficultés à se loger pour les français, le premier ministre a annoncé la mise en place d’une mesure visant à inciter la construction de logements neufs. Ainsi la construction de près de 30 000 logements intermédiaires est prévue dans les cinq prochaines années. L’Etat et la Caisse des Dépôts et Consignations participeront à ce projet.

A l’instar de Jacques CHANUT, Président de la fédération française du bâtiment, « c’est dans les jours et les semaines qui suivent de telles annonces que les choses peuvent repartir ». Ainsi si les mesures annoncées s’annoncent positives pour les français, Avocats PICOVSCHI ne manquera de suivre leurs évolutions.

 Laetitia IGLESIAS, Juriste

Source : www.leparisien.fr, « Logement : Valls dévoile des mesures choc… et enterre l’ère Duflot », Tanguy DE L’ESPINAY.

Face aux vives réactions des internautes, Zara retire de la vente un tee-shirt à étoile jaune

La nouvelle n’aura pas tardé à faire le tour de la planète Internet. Un tee-shirt de la collection enfants de Zara, à rayures horizontales bleu marine et affublé d’une grosse étoile jaune brodée, a suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, obligeant la marque espagnole à procéder à son retrait immédiat de ses boutiques et de son site Internet.

Toute la polémique tourne autour du design de ce vêtement, qui n’est pas sans rappeler, aux yeux du grand public, les uniformes portés par les déportés dans les camps de concentration durant la Seconde Guerre Mondiale.

De son côté, la firme espagnole invoque un style inspiré des étoiles de shérif des films de western américains et se défend de toute volonté irrespectueuse ou offensante dans ses produits.

Toutefois, ce n’est pas la première fois que Zara est au cœur d’un scandale mêlant design vestimentaire et page sombre de l’Histoire. Déjà en 2007, le groupe avait été fortement décrié pour avoir commercialisé un sac en toile brodé d’un motif indien, identique à une croix gammée.

Force est aujourd’hui de constater que le pouvoir dénonciateur et critique des consommateurs l’emporte sur les grands groupes internationaux, qui n’hésitent plus à procéder au retrait immédiat des produits polémiques par craintes de retombées économiques négatives. Le risque d’actions en justice devant les juridictions pénales de la part d’associations n’est également jamais loin, notamment pour apologie de crime de guerre ou de crime contre l’humanité. Issue des lois du 29 juillet 1881 et du 31 décembre 1987, cette infraction se voit punie de cinq ans d’emprisonnement et de 45 000€ d’amende. L’article 1 de la Constitution française condamne également le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie qu’il considère comme attentatoire à la dignité de la personne humaine.

Cette affaire n’est pas sans rappeler la décision du Tribunal correctionnel de Paris du 22 juin 2011 qui a condamné le célèbre styliste de la maison Dior, John Galliano, à 6 000 euros d’amende pour avoir proféré des injures antisémites.

Il est alors compréhensible que Zara ait préféré retirer immédiatement de la vente les tee-shirts litigieux, consciente des conséquences sur l’image de sa société, si elle était condamnée. En effet  elles seraient alors bien plus dévastatrices que les sanctions pénales elles-mêmes.

L’équipe d’Avocats PICOVSCHI

Plainte pour diffamation : l’architecte Zaha Hadid se défend

Zaha Hadid, architecte à la renommée internationale, première femme et première personne musulmane à avoir obtenu le Pritzker Price en 2004, a porté plainte contre le bimensuel New York Review of Book, pour diffamation. En France, la diffamation est définie par loi du 29 juillet 1881 relative à la liberté de la presse comme toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé.

Courant du mois d’août 2014, l’architecte a déposé une plainte auprès de la Cour suprême de Manhattan, à l’encontre du magazine et du journaliste Martin Filler. Ce dernier, a rédigé l’article « The insolence of architecture » où selon l’architecte il lui serait reproché d’être « indifférente » au décès de plusieurs ouvriers immigrants, ayant travaillé sur les divers chantiers du Qatar consacré à la préparation de la Coupe du monde 2022. Zaha Hadid a conçu le stade d’Al-Wakrah, aux lignes si innovantes et originales, qu’il a été baptisé le « Vagina Stadium ».

L’architecte prétend que ses propos qu’elle avait tenu lors d’une conférence de presse en janvier 2014, ont été déformés et sortis de leur contexte, d’autant plus qu’elle s’était exprimée bien avant que les travaux de son stade n’aient commencés, puisqu’ils sont prévus pour 2015. Son avocat new-yorkais considère que les propos tenus par le journaliste constituent « une attaque personnelle qui ridiculise Mme Hadid et porte atteinte à sa réputation et à sa dignité ». L’architecte souhaite obtenir des dommages et intérêts, le retrait de l’article ainsi qu’une rétractation.

Amélie JOURDAN, Juriste

Source : www.lemonde.fr : « L’architecte Zaha Hadid se défend d’être insensible au sort des ouvriers au Qatar », le 25.08.14, Emmanuelle JARDONNET